meditation

Dans le dernier article, je vous encourageais à tenter la méditation pour partir à la recherche de votre chaos intérieur. Pour le moment, il n’est pas question de vous donner des exercices de méditation, l’idée est de vous permettre de réaliser votre propre expérience de la manière dont vous souhaitez. Comme nous l’avons vu précédemment il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises techniques méditatives car nous agissons ici sans jugement et surtout sans attendre de résultat concret.

Pour ceux qui ont essayé, soit vous êtes convaincus, vous méditez chaque jour sans difficulté, soit vous avez fait comme moi, vous avez arrêté au bout de 3 minutes car à part vous perdre dans vos pensées, il ne s’est pas passé grand chose.

La première fois que j’ai médité je me suis installée sur mon lit, en tailleur, et je me suis endormie…visiblement j’étais relaxée mais pas vraiment consciente ! Par la suite j’ai recommencé, assise par terre, yeux fermés en écoutant une méditation guidée de Jonathan Lehmann le seul problème, c’est qu’il fallait écouter ses paroles avec un chant d’oiseaux en fond et ce pendant 20 minutes… je crois que je n’ai pas eu la patience de continuer.

J’ai ainsi passé 6 mois à “ne pas réussir à méditer” (si on base la réussite sur une pratique quotidienne d’environ 15/20 min). J’ai lu des tas de bouquins sur le sujet, écouté des conférences, téléchargé 3 applications différentes de méditations guidées et en plus je faisais du yoga ! Mais rien, impossible d’aller plus loin. Alors un jour, j’ai arrêté de chercher la réponse à l’extérieur et je me suis tournée vers ma propre personne. Comprendre et clarifier ce qu’il se passe en moi pour que mon mental refuse cette pratique et finalement déterminer pourquoi je voulais méditer à tout prix.

Si on raisonne de façon rationnelle, cela ne devrait pas être compliqué de s’asseoir 15 minutes en fermant les yeux pour écouter sa respiration, non ? C’est bien sûr sans compter sur la force de notre mental, pas vraiment content que l’on vienne l’observer ainsi en essayant de ralentir le rythme fou de ses pensées.

Finalement, après de nombreux échanges avec différents praticiens, j’ai compris que la méditation de pleine conscience induit le présent et moi je ne vivais pas dans le présent mais dans le passé tout en me créant des angoisses par anticipation du futur. (Oui j’ai gagné le game des gens névrosés, tout à fait).

Ces constats m’ont permis d’identifier 2 problématiques :

Pourquoi méditer et Comment méditer ?

« En nous entraînant à la méditation, nous créons un espace intérieur et une clarté qui nous rendent capables de contrôler notre esprit quelles que soient les circonstances extérieures. Quand notre esprit est paisible, nous sommes libérés des soucis et de l’inconfort mental, et nous connaissons le vrai bonheur. » Guéshé Kelsang Gyatso

Pourquoi méditer ?

Concernant la raison, je ne souhaite pas émettre de jugement sur vos motivations, certains d’entre vous ressentent peut-être des souffrances physiques ou mentales et choisissent la méditation pour pallier à la médecine traditionnelle. D’autres ont découvert les neurosciences et veulent découvrir les possibilités de notre cerveau ou tout simplement vous souhaitez la détente et le calme.

Attention seulement à ceux qui veulent méditer pour quelque chose de précis, pour être heureux par exemple, comme je vous l’ai dit précédemment il ne faut pas s’attendre à un résultat concret immédiat. Vingt minutes de méditation par jour ne vont pas vous rendre heureux, changer votre regard sur le monde, via une pratique pleine de sagesse, le fera.

Sur cette page je ne parlerai pas de la méditation dans le cadre religieux, vos croyances ne regardent que vous et vous constaterez bien assez vite que la méditation se pratique dans toutes les religions. Je tiens à rappeler que cette liste de motivations est non exhaustive, il est possible que vous souhaitiez méditer pour que nous ayons un point commun puis me demander en mariage et j’adore l’idée !

Comment méditer ?

Concernant la méthode, je dirai qu’il va falloir se discipliner. Travailler notre posture, respirer, apprendre à regarder nos émotions puis rester là, hors du temps, assis les yeux fermés ou mi-clos à essayer de visualiser notre chaos pour qu’il se défasse petit à petit. Souvent vous lirez que la méditation est un entrainement de l’esprit et une gymnastique du cerveau, c’est le cas. Nous étudierons les neurosciences plus tard. Aujourd’hui, le plus important étant de ne pas se juger, parfois on réussira et parfois on échouera.

L’échec n’en est pas un pour deux raisons principales, la première est que vous avez médité, même 2 minutes, cela reste une méditation et vous avez entr’aperçu la nature de votre esprit. Notez que, tel un sportif qui entraîne son corps, vous allez devoir entraîner votre mental à méditer.
La deuxième raison est basée sur la prise de conscience; vous savez que vous avez commencé à méditer et que vous avez arrêté pour un motif X ou Y donc vous êtes complètement dans la pleine conscience de votre “échec”. Finalement vous avez fait la moitié du chemin.

En méditant, la première difficulté que vous constaterez est l’accumulation de pensées, plus communément appelée « bavardage de l’esprit ». Elle est tout à fait naturelle, elle est créée par notre mental. Laisser filer ces pensées, observez-les et ne cherchez pas à les stoppez. Quand vous ressentez ce bavardage, revenez tout simplement à votre respiration. Vous ne pouvez pas être davantage dans le moment présent que lorsque vous respirez. De ce fait, vous commencerez à y voir un peu plus clair, laissez le calme prendre possession de vous et demeurez conscients de ce qu’il se passe aussi bien à l’intérieur de votre être qu’à l’extérieur par les sons, les odeurs ou les sensations corporelles.

Ah mais justement…tout ce qui se passe à l’extérieur vous perturbe, il y a trop de bruit, trop d’odeurs, trop de monde et puis vous avez trop mal au dos, il ne manquerait plus que le moustique et la boucle serait bouclée ! Tout comme les pensées qui vous assaillissent, laissez filer ces émotions. Le bruit glisse sur vous, la douleur ne dure pas à partir du moment où vous prenez conscience de sa présence, le moustique n’est ici qu’en tant que manifestation de votre mental qui veut pas méditer. Prenez conscience de tout cela et laissez faire.

Si vous souhaitez réaliser une méditation guidée, vous pouvez commencer par celles de Christophe André ou de l’application 7MIND.

Dans un prochain article, nous tenterons de définir le concept de la pleine conscience.

Enfin, comme je ne cesse de vous le répéter, n’attendez rien de moi, sortez de vos carcans et allez chercher vos propres réponses.

Belle journée,
Julie.

Sources :
• « Méditer, jour après jour » – Christophe André
• Les Antisèches du Bonheur – Jonathan Lehmann

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