pleine conscience

« Alors l’esprit ne regarde ni en avant ni en arrière. Le présent seul est notre bonheur. » Goethe

Définition

La pleine conscience – mindfulness – signifie diriger son attention d’une certaine manière, c’est-à-dire : délibérément, au moment voulu, sans jugement de valeur.

Définition de Jon Kabat-Zinn

Principes de base

Qu’est-ce que la pleine conscience ?

C’est ici et maintenant.

Tout à l’heure tout sera différent, il s’agit juste de s’imprégner de la richesse de l’instant présent. La pleine conscience est un acte de conscience volontaire, c’est permettre à notre esprit de constater tout ce qui est là. Nous évitons de nous réfugier dans nos états de tourment bien connus, ruminations, réflexions, certitudes ou anticipations.

La pleine conscience peut être décomposée en trois attitudes fondamentales :

– La première est une ouverture maximale du champ attentionnel : perceptions du rythme respiratoire, des sensations corporelles, de ce que l’on voit et entend, de l’état émotionnel, des pensées qui vont et viennent ;

– La seconde attitude fondamentale est un désengagement des tendances à juger, à contrôler ou à orienter cette expérience de l’instant présent ;

– La troisième considère la pleine conscience en une conscience « non élaborative », dans laquelle on ne cherche pas à analyser ou à mettre en mots, mais plutôt à observer et à éprouver.

Méditer en pleine conscience n’est pas analyser le moment présent, c’est le ressentir, de tout son corps, de tout son être. Sans mots.

Dans la méditation de pleine conscience, les instants sans mentalisation sont assez rares, et l’essentiel du travail consiste non à faire taire le bavardage de l’esprit, mais à ne pas se laisser entraîner par lui, en l’observant au lieu de s’y identifier. L’objectif est de se rapprocher d’une « conscience sans objet », où l’esprit n’est engagé dans aucune activité mentale volontaire, mais tente de rester en position d’observateur. Ce n’est donc pas une absence de pensées, mais une absence d’engagement dans les pensées.

On parle parfois de « conscience immergée » pour décrire cet état particulier de notre esprit lorsqu’il est intensément absorbé, mais sans production de pensée volontaire, lorsqu’il est juste dans l’expérience.

En réalité, par cette pratique, on ne cherche pas à atteindre un état de détente ou de calme particulier mais juste à intensifier sa conscience et son recul envers ses expériences intimes. Par exemple, plutôt que de chercher à ne pas être en colère ou triste, on tend à observer la nature de ces émotions, leur impact sur le corps, les comportements qu’elles déclenchent.

Donner ainsi un « espace mental » à ses émotions négatives permet d’en reprendre le contrôle, en leur permettant d’exister et de s’exprimer sans être amplifiées par la répression (ne pas les autoriser) ou la fusion (ne pas s’en distancier).

La pleine conscience nous apprendra toujours que l’expérience est aussi importante que le savoir : lire sur la pleine conscience ce n’est pas comme la pratiquer. De même qu’écouter des conférences sur le sujet, l’expérience complète le savoir. Personne ne le fera à votre place alors posez votre téléphone, arrêtez de regarder votre écran, fermez les yeux et prenez conscience.

Maintenant.

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