yoga

Le yoga faisant pleinement partie de ma vie en tant qu’activité et philosophie, j’ai eu envie de vous écrire cet article résumant de façon succinctes les différentes pratiques expérimentées et leurs bénéfices. Par ailleurs, je suis en pleine lecture du livre « Autobiographie d’un Yogi » de Paramahansa Yoganda, considéré comme le père du Yoga en Occident, et je ne peux que vous conseiller de vous y plonger afin d’appréhender les enseignements exceptionnels de ce yogi. Pour info, ce livre est classé comme un des cent plus grands livres spirituels du monde, il relève du trésor pour tous les professeurs de Yoga.

Rien que ça.

I – Définition et concept

Le mot « Yoga » vient de la racine sanskrite, « jug » ou « yuj » qui signifie relier, joindre, unir, mettre ensemble, notamment le corps, le cœur et l’esprit. Tout le travail tend à unifier l’être humain en le mettant en relation avec son intériorité.

L’Inde est la terre d’origine du Yoga : c’est une discipline élaborée depuis la plus lointaine antiquité pour aider les êtres humains à traverser la souffrance, et trouver l’unité et la joie dans leur corps et leur âme.

Les premiers textes qui l’abordent sont les Upanishads, conçus dans des écoles de sagesse qui se sont développées à partir du VII° siècle avant Jésus-Christ. Dans ces textes, les sages font part d’expériences d’immobilité méditative ou de l’attention portée au mouvement du souffle. C’est alors une conception très « mystique » des rapports entre le corps et l’esprit qui se développe.

Le yoga apparaît par la suite dans toutes les littératures spirituelles de l’Inde, où il désigne toujours des formes de discipline qui unissent le corps et l’esprit, l’homme et l’univers, l’humain et le divin… tout ce qui peut être « joint » pour procurer un état de bonheur, de plénitude ou de libération, rendant complémentaire ce qui peut sembler être opposé (le jour et la nuit, la lune et le soleil etc …).

Aux alentours de notre ère (IIème siècle avant et IIème siècle après J.-C.), une synthèse philosophique donne au yoga sa structure classique, au travers d’un ouvrage qui fait référence : les Yoga Sûtras, attribués à Patanjali.

Le yoga s’est diversifié selon les contextes dans lesquels il est pratiqué.

On peut distinguer cinq grandes « voies » :
• Karma-Yoga ou « Yoga de l’action » : il accompagne l’être humain dans sa vie quotidienne, en l’aidant à poser les principes de « l’acte juste », ou « désintéressé ».
• Bhakti-Yoga ou « Yoga de la dévotion » : associé à des courants religieux et spirituels, à l’intérieur de l’hindouisme ou du bouddhisme, où il permet de se rapprocher de la divinité.
• Jnâna-Yoga ou « yoga de la connaissance » : il affine l’intelligence la plus subtile, celle des réalités considérées comme au-delà du naturel.
• Hatha-Yoga ou « Yoga d’effort » : forme du yoga la plus connue et pratiquée en occident, il concerne principalement l’éveil spirituel par les postures correctes (āsana), la discipline du souffle (prāṇāyāma) et la méditation.
• Raja-Yoga : cette cinquième voie regroupe les quatre précédentes, la voie royale où toutes les possibilités de l’être humain sont réunies et explorées.
Certains enseignants sont de véritables maîtres spirituels, d’autres sont simplement des professeurs de yoga, sans autre ambition que de proposer une hygiène psycho-corporelle adaptée à la vie actuelle. Mais il faut souligner que les adeptes sont nombreux à pratiquer dans une perspective spirituelle, pour se « libérer » des conditionnements de l’existence.

II – La découverte

J’ai commencé le Yoga début 2016 grâce à Caroline Yafa qui m’a enseigné le Yoga Iyengar. La méthode Iyengar met particulièrement l’accent sur le développement de la force, de l’endurance et de l’alignement. La précision et la rigueur, soutenues par une volonté de fer, sont les moyens d’ouvrir les portes de la conscience.

Le cours est séquencé en trois temps : « On commence par détendre et ouvrir le corps, puis par calmer le mental. Ensuite, on prépare le travail axé sur une famille posturale. Enfin, on ferme le champ physique et mental du corps avec le cycle d’équilibre sur les épaules et la relaxation », explique Faeq Biria, initiateur du cours de formation à l’enseignement en France, et responsable de formation à travers le monde. Dans la méthode Iyengar, le cours est structuré comme une symphonie : on fait monter l’énergie et, au fur et à mesure que l’on amène le corps vers la relaxation profonde, on fait restaurer cette énergie dans les cellules.

J’ai beaucoup appris avec Caroline pendant 6 mois, elle m’a permis d’affronter certaines peurs et ainsi dénouer des parties de mon corps qui entraînaient de la souffrance. Ayant moi-même quelques difficultés avec la rigueur, je pense qu’il peut être très intéressant de commencer par le Yoga Iyengar car il nous impose la recherche de la précision conduisant à une certaine confiance en soi. Notre volonté doit être ferme afin de ne pas s’égarer. N’ayant pas persévéré dans ce type de Yoga car j’ai changé de région, je n’ai pas atteint le niveau où les postures (Asanas) sont maintenues assez longtemps et se complètent ainsi avec une échappée méditative.

III – La pratique régulière

Passionnée par la méditation et bien installée en Normandie, j’ai choisi de commencer l’Hatha-Yoga que j’ai découvert avec Dominique Leblanc et que je pratique 2 fois par semaine. Cette méthode est basée sur la pratique d’Asanas, de Pranayama et de Dharana (concentration active du mental, méditation).

Une interprétation symbolique répandue fait du Hatha-Yoga l’union du soleil (ha) et de la lune (tha), c’est-à-dire de toutes les dualités : Ida et Pingala, souffle inspiré et souffle expiré, masculin et féminin, etc.

Après 1 an de pratique, je constate que j’ai beaucoup appris à propos du temps méditatif entre chaque posture et du Pranayama (respiration). En revanche venant du Iyengar et ayant pour habitude d’exercer les postures avec précision voire perfection tout en étant souvent corrigée par ma prof, je dirai que le Hatha yoga a une notion presque trop abstraite pour moi. Mon prof ne cesse de me dire de ne pas chercher la performance mais je sais que pour le moment, mon esprit s’apaise seulement lorsque la posture est « parfaitement » réalisée ou du moins que je sens mon corps travailler pour cela. Je suis consciente qu’un des enseignements du yoga est le détachement vis à vis du résultat de ses actions car nous sommes ici pour ressentir et non pour accomplir mais je pense que cette étape arrivera a fil du temps.

Grâce au Hatha, je respire beaucoup mieux et j’améliore ma patience. Concernant l’effort physique, je dirai que ce Yoga est lent mais pas assez pour me permettre de tenir les postures ou de me plonger en état méditatif dans les moments de détente. N‘étant donc ni dynamique ni assez lent, je ressens parfois un ennui ou un agacement du fait d’être toujours entre deux eaux…(sacré égo qui ne trouve pas sa place!)

IV – La révélation

Je suis de celles et ceux qui se laissent guider par la vie. Etant passionnée par le yoga et la méditation je lis bien évidemment de nombreuses revues à ce sujet. Un jour, lors de mes lectures, j’ai pris connaissance de l’existence d’un yoga que je ne connaissais pas du tout : le yin yoga.

Les fondements du Yin Yoga sont au nombre de trois : la médecine chinoise – en particulier sa carte des méridiens –, l’approche lente du taoïsme et les postures du yoga indien (Hatha). En croisant ses connaissances dans ces différents domaines, Paul Grilley a créé le Yin Yoga durant les années 1990.

Un objectif : les tissus profonds

En Yin Yoga, l’objectif physique est d’atteindre les tissus profonds du corps tels que les articulations, les fascias, les tendons, les ligaments ou les os… avec pour résultat anatomique leur assouplissement et leur renforcement. Pour cela on réalise peu de postures et elles sont tenues plus longtemps que la moyenne (environ 6 minutes).

Côté énergétique, rester dans une posture longtemps participe au déblocage des zones tendues par une blessure physique, affective ou émotionnelle et autorise une libre circulation de l’énergie dans le corps.

Une attitude : force et humilité

En Yin Yoga, que l’on soit pratiquant avancé ou débutant n’est pas la question, tout repose sur l’attitude que l’on a en s’installant sur le tapis. Si je veux aller plus vite que la musique, je risque de me blesser, si je veux une séance de détente (qu’on appelle souvent restorative), je risque d’être choqué(e) par l’intensité des postures. Faire la différence entre des sensations acceptables, tolérables ou insupportables ne s’apprend pas à l’école ; cela s’apprend avec le Yin Yoga.

Quand j’ai débarqué un dimanche matin pour un atelier de 2 heures avec Anne Laure Miramont qui a crée « Mon Petit Studio » je ne faisais pas la fière, salle surchauffée, grosses chaussettes aux pieds, même pas 10 heures du matin, je me demandais vraiment ce qui me poussait à être là.

Cela pourrait paraître exagéré de dire que ces deux heures ont changées ma vie et pourtant, c’est la vérité. J’ai tellement souffert émotionnellement mais sans douleurs physiques pendant cet atelier que j’ai tout de suite compris que la vie avait un projet pour moi en m’amenant ici. Il était temps de refaire confiance à mon corps et de l’aimer.

Par ailleurs, c’est grâce au Yin Yoga que j’ai pris conscience du pouvoir de l’intention.

Pour rappel, la Loi de l’attraction est un des principes de la pensée positive : « le contenu de nos pensées attire à nous des événements du même niveau que nos pensées. La loi de l’attraction enseigne que chacun de nous attire et reçoit ce qui correspond aux vibrations qu’il émet dans le monde ». Elle montre donc l’intérêt de la pensée positive « ceux qui voient le beau vibrent plus haut et attirent plus de beau en retour ». Et inversement, plus l’on pense à des choses négatives, plus l’on risque d’attirer des choses négatives.

L’intention demeure au cœur de la pratique du Yin Yoga. Souvent on me demande si ce n’est pas ennuyeux de réaliser si peu de postures et de les tenir si longtemps. Deux réponses me viennent naturellement. Premièrement, comme vu précédemment l’intention est au cœur de la pratique, ainsi si vous avez conscience de ce que vous recherchez alors je ne vois pas pourquoi l’ennui apparaîtrait (si malgré cela l’ennui se pointait alors méditez !). Deuxièmement, il faut bien se rendre compte que la même posture est révélatrice de nombreuses découvertes personnelles et joue un rôle de facilitation dans la libération des blocages, des tensions et des limitations. Bien sûr vous allez ressentir de nombreuses émotions, accueillez-les sans jugement, vous verrez comme vous vous sentirez libre.

Le Yin Yoga fait appel à notre créativité, notre intuition et notre puissance intérieure qui ne demandent qu’à s’exprimer. J’ai lu aujourd’hui qu’il était le Yoga de l’âme et cette définition me comble de bonheur, encore une fois je sais que je suis sur le bon chemin, je vais ainsi continuer dans cet infini voyage vers le Soi.

Namasté.

Sources : yoga journal France

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